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Dimanche 14 juin 2009

Je t’aime et je pourrais le dire pendant des heures

De toutes les façons et de toutes les manières.

J’aimerais te le prouver, le définir en profondeur.

Te faire un dessin, te montrer que ce mot m’est cher.

 

Je t’aime et dans cette élan généreux je dis aime

Je le sème et quand je te vois j’ai des douleurs à l’abdomen.

Je vois ma vie avec toi sur un chemin rose en tandem

Avec des fleurs de couleurs par milliers, es-ce que tu aimes ?

 

Un je t’aime grandissant, un je t’aime de caractère

Celui qui fait rêver les grands, une pulsion passagère.

Un je t’aime silencieux, peut-être celui que je préfère

Un je t’aime révérencieux, à asseoir sur la fin d’un vers.

 

Un je t’aime dans le blanc des yeux comme on en voit au cinéma

Derrière tes yeux, je regarde curieux : c’est la caverne d’Ali baba.

De l’or à n’en finir, de l’amour à partager, une cascade de merveille.

Un je t’aime traduisant notre amour à deux. Y’en a pas deux pareille.

 

Un je t’aime au pied du lit, avant d’aller sous la couette.

Un je t’aime sur l’oreiller, et dans l’oreille si ça ne t’embête…

Un je t’aime voyageur t’accompagnant au septième ciel

Un je t’aime candidat à ta main, vainqueur potentiel.

 

Un je t’aime entre deux bougies, pour déclarer ma flamme

Donné de toute mon énergie, et que mon corps réclame.

Un je t’aime qui se réfugie, au coin d’un feu ou rue des dames

Afin de déjouer toute stratégie, au cas où tu deviens ma femme.

 

Un je t’aime généreux aux arômes subtils et raffinés

Celui le plus savoureux et qui requiert un fin palais.

Un je t’aime vagabond du coin de la bouche

Un je t’aime un peu timide au fond mais qui te touche.

 

Un je t’aime comme une balade avec toi, qui s’échelonne sur le temps,

Qui se bonifie sur le long terme, et qui rejoins tes rêves d’enfant.

Un je t’aime à vive allure, sur une grande ligne droite

Avec le pied à fond sur l’accélérateur et les mais moites…

 

Un je t’aime qui ne se calcule pas, qui s’articule autour de moi

Un je t’aime avec un bouquet offert que je tends vers toi

Ce fameux je t’aime qui est suivi juste après d’un : « non, fallait pas… »

Mais la prochaine je ferais mieux, je t’offrirais mes bras…

 

Un je t’aime qui ne s’achète pas, qu’on ne retrouve nulle part

Ni planqué derrière les fenêtres, ni en haut des remparts

Celui auquel tu ne renonces jamais, mieux : qui te séduit

Un je t’aime offert : et pour deux prononcés, le troisième est gratuit.

 

Un je t’aime un peu touriste qui vient quand on ne l’attend pas

Un je t’aime qui fait une liste de là où il n’interviendra pas.

Un je t’aime explosif, un cocktail de saveur,

Un je t’aime persuasif dont je ne connais pas la teneur.

 

Un je t’aime au pas de charge qui revient au tournant

Après des croisades bien menées le long de ton volcan.

Un je t’aime tendu, un peu jaloux mais qui fait son effet

Un je t’aime, pas trop re-lou, et qui sait ce qu’il fait.

 

Un je t’aime omniprésent toujours là quand on en a besoin

Un je t’aime délicat et qu’on garde dans un coin.

Un je t’aime libre et spontané conjugué au présent

Un je t’aime pour te dire je t’aime. Tout simplement.

 

Par Jonathan
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Mardi 10 mars 2009


Brooklyn s’éprend dans une nuit partie pour être longue

Un quartier d’artiste, où chaque visage divague et vagabonde.

Ici pour écrire, mon inspiration s’enrichit de ma plume féconde

C’est en m’asseyant sur un banc qu’elle se connecte aux ondes.

 

Le soir je me retrouve dans un bar avec des potes à elles

C’est en buvant que souvent je l’averti et elle m’appelle.

Sortant vulgairement éméché, je m’accroche ainsi à elle

Pour pouvoir passer la nuit dans le plus proche hôtel.

 

Je me promène sur l’avenue, fixant les devantures des music stores.

Dès lors, j’arpente dandinant la ville, longeant les murs, tête baissé.

Une vitrine plus qu’une autre attire mon attention. Pourquoi ? Je l’ignore.

En l’explorant davantage en profondeur, stupeur : l’âme d’un homme froissé.

 

La vitrine reflète la silhouette d’un homme, habillé sournoisement,

Déguisé diras-t-on, pas coiffé, la barbe mal rasée, rien d’élégant.

Habillé façon chiffons, avec des coutures sur le jean’ signé mon ex-copine.

Et la chemise que je porte, laisse une trace de la soirée d’hier orpheline.

 

Mais ce qui m’alerte le plus, c’est ce regard de femme au plus loin

Posé sur le banc du trottoir d’à côté, ses yeux vont droit dans ma direction.

Elle s’avise à garder le contact oculaire, comme une réciproque agitation.

J’aime cette tension, ce stress, cette peur de l’inconnu : je serre les poings.

 

Bien que distant, son regard m’attire, je sens comme une force en présence.

Les remous de la ville, la foule, les klaxons, je reste à distance.

Mais rien n’entrave mon attrait, cela ne cesse d’alimenter mon anxiété.

Cette femme, à coup sûr, c’est elle. Je ne dois y échapper.

 

Avec un élan d’excitation décuplé, et une plénitude de questionnement

Je m’avance toutefois d’un pas plus qu’hésitant pour traverser la rue.

Je ressens telle une pulsion interne qui me pousse vers l’avant

Comme pour me convaincre que ce n’est pas qu’un malentendu.

 

La distance se réduit : j’avance sans retenue, sur une ligne discontinue

La peur peu à peu s’attenue, et si elle n’attendait finalement que ma venue…

Mes pas s’élancent, jusqu’à obtenir un rythme un peu plus cadencé.

Plus que quelques mètres, je ralentis doucement, jusqu’à m’immobiliser.

 

Sur son visage émerge quelque joli tâche brunes qui se mêle à son teint

Ses paupières sont parsemées de poudre cuivrée, qui n’enclave en rien son charme.

On remarque des tons acajou qui s’agitent sur ses longs cheveux fins,

Ses yeux et son sourire s’élancent avec une symétrie inprogrammable.

 

Elle portait une robe noir échancrée avec un haut légèrement replié

Son épaule dévêtu laissait deviner son grain de peau,

Je jetai un coup d’œil discret sur la transparence de ce tissu émaillé

Ses atouts ne laisserait insensible aucun homme, loin s’en faut.

 

Ses yeux se sont tenus à guider le rythme de ma plume volubile

Le temps d’un instant, un coin de verdure s’est offert à la ville

Dès lors, mon corps s’est recouvert d’un vert aux aspects printaniers.

Mon cœur s’est tapi de fleurs de divers coloris, des mots vont germer.

 

Soudainement, la fièvre qui me mena dans un état d’euphorie s’est affaiblie.

Par je ne sais quelle connexion, j’ai pu puiser au fond d’elle tout ce que j’avais pu

Elle a pris le bus qui l’attendait sur le bas-côté, vers une direction inconnue

Je l’ai photographié, pour ne pas oublier son visage, sans la retenir, et puis…

 

J’ai suivi son regard pendant qu’elle parcourait sagement les sièges

Me répondit en souriant, se mordillant légèrement le bas des lèvres.

Un sourire équivoque qui transporta ma plume et séduis mes rêves alanguis

Je vois partir le bus sur l’avenue avec l’espoir de la revoir qui s’évanoui…

 

Cet instant de vie se définit comme une rencontre métaphysique

J’ai pu saisir l’occasion de frôler l’inspiration dans son état physique

Certes, j’aurais pu suivre cette femme que je ne reverrai désormais plus

Enfin… j’aurais pu…

 

Par Jonathan - Publié dans : poèmes - Communauté : Les lectures de Florinette
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  • : la plume de jonathan
  • : 08/02/2008
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  • : Etre auteur c'est vivre avec la peur continuelle de ne pas être à la hauteur. C'est l'angoisse perpétuelle de voir se faner les fleurs. Comme un jardinier arrose son jardin, l'écrivain cultive ses mots, avec un jour l'espoir de les voir fleurir.
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